Fiona Halloway

Blog littéraire d'une écrivain parcourant l'être et le désir, le souffre et le plaisir.

Je ne veux plus

11septembre

Déesse, au fond des abîmes, Grande Déesse au plus haut des infinis de l'esprit, vous qui présidez à ma vie et mon destin, cette prière je vous l'adresse, du plus profond de mon âme.

Je ne veux plus les imaginer ensemble, leurs corps mêlés sont une insulte à notre histoire. Leurs baisers blessent ma bouche. Imaginez qu'il l'aime trahit l'essence même de ce qui le rendait vivant quand j'étais ce qui remplissait ses poumons.

Mon âme à l'agonie de n'avoir pu faire ce choix. Et quand bien même je l'aurais fait... où serions-nous ?

Un fouet s'abat sur mes épaules. J'ai mal. Mais cette douleur physique vaut mieux que toutes celles que j'endure à imaginer son sexe entrer en elle. Sa bouche entre les plis intimes de son entre-cuisse. Ses paumes qui la palpent.

Mon estomac se contracte et je rends mon dîner, seul repas de mon jour.

Je contemple mes échecs. Damien qui m'a quitté, je sais pourquoi et je l'accepte. Daniel qui s'est détourné.

Daniel... Daniel et son corps parfait. Je m'extasiais chaque fois qu'il me pressait contre lui du fait qu'il m'ait accepté dans sa vie. Comme j'étais naïve et stupide. J'occultais le reste, la blessure en lui et son incapacité à se livrer, à partager sa vie, à accepter qu'on l'aime. Il cachait tout de lui, jusqu'à l'essence.

Une furieuse envie me saisit à l'instant, lui dire que je suis seule ce soir et que ... que je serais heureuse d'avoir sa compagnie. A quoi bon ? recevoir son mépris à travers son silence.

Je me sens seule.

Je suis née seule.

Je suis toujours seule.

Je ris parfois, mais qui sait ce que je suis dedans ? Qui sait cet acide qui ronge mon être ? Damien sait. Mais Damien regarde une autre. Damien en aime une autre. Damien ne me voit plus. Damien n'est plus.

Daniel... Daniel... même pour un instant, j'aimerai le réconfort de ta mine sombre et de tes violences. J'aimerai que tu sois là ... mais tu ne vois plus rien, tu m'as rayé de ta vie. Je ne suis plus.

Quand un homme m'oublie c'est une partie de moi qui meure. Cette partie que je lui avais accordé. Et non, elle ne renait pas avec le suivant. J'éparpille des morceaux de moi, tel un zombie de l'amour. J'aime et je m'émiette dans ces amours stériles. Quand j'essaye de guérir ces autres qui se complaisent dans leurs souffrances confortables.

N'est-ce pas ? Toi qui lit ce message et qui s'est allongé sur mon dos parce que tes os trop durs entraient trop violemment dans mes cuisses. Toi non plus tu ne parles pas de moi.

A croire que je suis un fantôme. Je crois que je n'existe pas. Je ne suis pas réelle. Juste des mots, des envies, des idées, mais je n'existe pas. Je n'ai plus de corps si on ne le touche pas. Je ne suis rien si on ne me regarde pas.

Je perds mon humanité lorsque ... lorsque tes yeux me quittent ... alors que suis-je ?

Qui suis-je ?

Au fond de la vie, quelqu'un... une réponse. Que suis-je donc ?

J'ai froid.

Fiona H

F comme furtives

5septembre

Mais qu'il aille se faire foutre avec ses exigences à la con ! C'est à peine croyable. Ça a deux onces de responsabilité et ça prend un melon monstrueux. Mais non mon petit chéri, c'est pas toi qui décide sur coup là, c'est moi et si ça ne te plaît pas, tu remballes ton matos et tu vas te faire foutre !

F comme furtives

5septembre
j'ai oublié quelque chose ? mais quoi... ahhh oui ça me revient. Allez me coucher. C'était ça !

F comme furtives

3septembre

est atterrée par le nombre de fautes d'orthographe que font les "auteurs" sur Facebook. Le pire étant dans les pages de présentations de leurs "oeuvres". C'est à désespérer ! Et encore s'ils avaient du talent, on pourrait leur pardonner, mais sans cela, est-ce bien raisonnable ?

F comme furtives

3septembre

J'aurais toujours du mal avec la vanité crasse de mes compatriotes, souvent elle rime avec leur médiocrité. Vouloir exister à tout prix, ête vus, célébrés ... mon dieu, s'ils savaient ces gens-là à quel point ils se trompent d'objectif.